Celle qui voulait arrêter de rêver par Jessica Chopin

Celle qui voulait arrêter de rêver Jessica Chopin
Celle qui voulait arrêter de rêver par Jessica Chopin, 160p., Chiado Éditeur, 11,00€ papier 3,00€ ebook

Résumé

Marina est une jeune fille sans prétention. Ou plutôt, elle n’en a qu’une: elle voudrait être à même d’anticiper son avenir. Elle voudrait tout savoir de lui et pouvoir le maîtriser. Et puis, un soir, elle se met à rêver…

« Là, il était 3 h 11 du matin et elle se réveillait en sursaut de deux rêves très lucides qu’elle venait de faire et qui lui décrivaient la vie de deux autres femmes, de quelques années plus âgées qu’elle. Elles les connaissaient maintenant, ces femmes, non pas dans la vraie vie, mais elle connaissait les détails de leur existence. Elle les avait au plus profond d’elle-même. Ses rêves lui avaient apporté tous les détails de la vie de Céline et Stella, même ce qu’elle n’avait pas vu lui avait été conté! Un peu comme dans une histoire pour enfant qui commence par “il était une fois”. Elle était dans leur peau, voyait avec leurs yeux, vivait leurs peurs, leurs tristesses mais aussi leurs joies. »

Eleanor Roosevelt disait : « Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. »

Marina y croira-t-elle ?


Biographie

Jessica CHOPIN, née BUSI, a vu le jour en 1985 à Parma en Italie. Bien qu’arrivée en France très tôt, elle reste totalement immergée dans  l’atmosphère de son pays natal et vit dans la biculture italo-française. Jessica commence à écrire à l’âge de douze ans après le décès de son père et n’arrêtera jamais. Elle participe à des concours de nouvelles et poésies et finit sur le podium de certains d’entre eux.

En 2011, elle publiera un roman autobiographique intitulé « A chi farà il primo passo », qui paraîtra uniquement en Italie. Aujourd’hui Jessica est mariée à Florian et maman de Cassandra et souhaite continuer à écrire à la fois pour que ses histoires touchent les gens mais aussi pour que sa famille soit fière d’elle.


Critique littéraire

« Lorsqu’elle était dans les transports en commun ou dans des lieux publics, elle se rendait bien compte du malaise. Les gens ne souriaient pas et c’était normal, et, dès qu’une personne se mettait à sourire, les gens la regardaient avec des regards surpris qui semblaient dire: « Oh, mais qu’est-ce qu’elle a? Elle doit être folle! » Folle d’oser rire à une époque où plus personne n’est totalement heureux. Folle d’oser montrer aux gens que rire rend déjà la vie un peu plus belle. »

Dans son superbe roman, Jessica Chopin nous conte une période particulière de la vie de Marina vue de côté; Marina a 25 ans et se met tout doucement à se poser des questions relatives à son avenir. Et lorsqu’elle se mit à questionner son esprit, elle commença à rêver la nuit, d’histoires de femmes qu’elle ne connaît pas dans la vie réelle, pourtant dans ses rêves Marina incarne leur peau, ressent leurs émotions, pratique leur façon de vivre et sa mémoire regorge de souvenirs d’une autre vie. Pourquoi fait-elle ses rêves qui l’épuisent? Pourquoi maintenant? Marina inventera Vecchietta (« Petite vieille » en italien) pour se représenter une vieille dame responsable de son état de fatigue du aux rêves qui l’épuisent.

J’ai beaucoup aimé découvrir l’histoire de Marina et celles des jeunes femmes de ses rêves. En effet, tout en lisant sur Marina, venu le temps pour elle de dormir, ses rêves nous sont retranscrits sous forme de nouvelles, nous contant à chaque fois la vie d’une jeune femme avec ses particularités bien à elle; l’une faisant face au deuil de ses parents alors qu’elle va accoucher d’un deuxième enfant; l’autre, ayant des parents qui s’intéressent plus à l’argent qu’à leur fille quittera le domicile paternel sous mauvaise influence; encore une se définissant « d’ours polaire », renfermée sur elle-même qui ressentira quelque chose de fort lors d’une rencontre en dessous de son immeuble ; 10 portraits de femmes, 10 vies différentes, 10 façons de voir les choses.

« Le futur appartient à ceux qui croient à la beauté de leurs rêves. »

Tout au long du roman, Marina sera à la recherche d’une identité, de son identité, et nous amènera à réfléchir sur la race humaine et la responsabilité que l’on a vis-à-vis de nos choix qui déterminent notre avenir.

Jessica Chopin possède cette plume qui m’accroche le plus chez les auteurs; très brève, naïve, jolie et amusante. Un vrai régal se lisant très facilement que je vous conseille vivement de découvrir par vous-mêmes!

Vous remarquerez qu’il n’y a pas vraiment de chute particulière à attendre, mais une grande morale à retirer, ce qui complète toute  la richesse de « Celle qui voulait rêver ».

« Je trouve qu’il n’y a pas de fidélité. Les gens n’aiment pas un endroit parce qu’ils s’y sentent bien, mais parce que c’est la mode. […] Je trouve que c’est dommage, parce que, du coup, on ne s’habitue à aucun endroit et aucun endroit ne s’habitue à nous. »


DINING IN TOKYO (3)

Je voudrais sincèrement remercier les éditions Chiado Éditeur pour cette collaboration. Cela m’a fait énormément plaisir de lire une fois de plus un de vos auteurs!

https://www.chiadoediteur.com

 


liens

Commander Celle qui voulait arrêter de rêver chez Chiado Éditeur


Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette critique.

À bientôt!

Le Blog Littéraire

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