L’oie cendrée de Marguerite par Christilla Sonnery

L'oie cendrée de Marguerite Christilla Sonnery
L’oie cendrée de Marguerite par Christilla Sonnery, 162p., Éditions Mélibée, 14,50€

Résumé

Charlotte, jeune trentenaire au bord de la dépression, a perdu le goût de vivre et ne tient le choc que grâce à son psychiatre et aux anxiolytiques.

Bien décidée à sortir de cette impasse, elle part s’isoler dans une vieille masure au cœur des Pyrénées, avec l’espoir que le dénuement et la solitude lui permettront d’apprécier de nouveau la saveur du temps et l’éclat des petites choses de la vie.

Sa route croisera bientôt celle de Marguerite, la propriétaire de la maison. Ce vieux bout de femme délurée, qui vit seule au milieu de ses bestiaux adorés, saura lui faire redécouvrir la nature, l’amitié, la simplicité et finalement l’amour.


Biographie

Née en 1982, Christilla SONNERY habite dans un petit village du Beaujolais. Travaillant dans le domaine de l’immobilier, elle consacre son temps libre à la lecture, à l’écriture, ainsi qu’à ses compagnons à poils et à plumes.


Critique littéraire

J’eus encore une fois l’impression que tout ceci ne pouvait pas être réel. La chèvre qui gambadait sans but apparent, la ligne formée par nos deux corps humains et complétée par le chien et, fermant la marche, collée aux talons de Marguerite, l’oie qui se déhanchait nonchalamment. Le tout dans un cadre idyllique. Improbable.

Dans « L’oie cendrée de Marguerite » Christella Sonnery se met dans la peau de Marguerite, qui, ayant grandi au sein d’une famille à travers laquelle elle ressentait une forte pression peser sans cesse sur sa propre personne, décide de changer de vie du tout au tout, et loue une petite maison de 50m² en pierre blottie dans les bois, dans le fin fond de la campagne, où, dès son emménagement, elle fera la rencontre de Marguerite, propriétaire de la maison. Avec cette drôle de dame, Charlotte découvrira les joies de vivre en pleine nature, partageant son temps en compagnie d’animaux vivant à l’air libre.

« Je ne faisais rien d’extraordinaire, des gestes accomplis par milliers de générations avant moi, comme arroser les légumes ou puiser l’eau. Et pourtant, tout cela me semblait plus sain que le monde que nos contemporains avaient crée, un monde d’innovations et de stress, de recherches incessantes de nouveautés, qui n’apportait finalement jamais de satisfaction mais toujours plus de buts à atteindre, de remises en question à remuer. »

Lorsque je parcourais le catalogue des livres des Editions Mélibée, je fus attirée par l’étonnante et amusante couverture du roman qui me ramena des années en arrière dans les souvenirs de mes émerveillements d’enfants éprouvés lors de mes vacances passées à la campagne chez mes grands-parents. C’est en éprouvant une certaine nostalgie quant à cette merveilleuse époque que je m’empressai de commander « L’oie cendrée de Marguerite ».

La lecture de ce roman me plongea dans l’amusement, l’étonnement et l’émerveillement. J’aurais donné cher pour me retrouver à la place de Charlotte; rencontrer cette fantastique femme qu’est Marguerite tout en retournant à la vie dans la campagne, puisant l’eau et récoltant mes légumes, lavant mes vêtements fondue dans les rayons de soleil au bord d’un lavoir improvisé dans la rivière, faisant d’interminables promenades dans la nature sauvage au milieu de ses animaux, profitant de l’irremplaçable moment de bien-être passé au coin du feu ouvert entouré de mes animaux de compagnie pour m’endormir et rouvrir les yeux sur un lever de soleil éclairant les premiers lève-tôt dans la fraîcheur d’un nouveau matin.

L’auteure nous fait rêver, tout simplement. Avec des phrases aux mots presque poétiquement choisis, Christella Sonnery nous abandonne à un cadre chaleureux et convivial où nous bercent l’humanité, l’amour et l’empathie.

« Mais quand on croyait un abruti haineux gagner un procès – ou un m’a-tu-vu débile remporter le loto ou encore tiens: son collègue malveillant, fourbe et incompétent obtenir une promotion – on se disait quand même que quelque chose ne tournait pas rond. Et alors là, perdu dans cette vie à la con, respirant les gaz d’échappement, cohabitant avec des égoïstes pure souche et travaillant avec de mielleux saligauds, on concluait finalement que l’arc-en-ciel merveilleux entrevu au matin n’était peut-être pas si prodigieux que ça. Et que c’était bien une piètre récompense pour endurer toutes les brimades de la journée avec un joli sourire bouddhiste. »

Une lecture qui se veut relaxante, laissant rêveur et empli de bien-être, à parcourir lors de vos multiples moments de détente.

« Le calme de la nature m’ensorcela immédiatement. Que c’était bon de pénétrer dans ce monde primordial où l’homme pouvait retrouver la place qui était la sienne à l’origine, en osmose avec son environnement. »


DINING IN TOKYO (3)

Je tenais à sincèrement remercier les Editions Mélibée pour cette collaboration !

http://www.editions-melibee.com/


liens

Commander L’oie cendrée de Marguerite chez Les Éditions Mélibée

Commander L’oie cendrée de Marguerite chez Les Éditions Mélibée

Commander L’oie cendrée de Marguerite chez Les Éditions Mélibée


Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette critique.

À bientôt!

Le Blog Littéraire

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