La Petite Bourrique espagnole par Marie Dumas Mérida

Marie Dumas Mérida
La Petite Bourrique espagnole par Marie Dumas Mérida, 140p., EDILIVRE, 12,00€ papier / 1,99€ PDF et ePUB

 


DINING IN TOKYO

Ce récit, autobiographique, est celui de ma vie d’enfant et d’adolescente blessée.

Éducatrice spécialisée dans la protection de l’Enfance, à 53 ans, après le décès de ma mère, je fais le point.

Je reviens sur l’enfant que j’ai été et sur ce lien fondateur qui n’a pas pu s’établir correctement avec une mère imprévisible.

J’évoque aussi les blessures de l’enfance d’une petite fille étrangère, fille d’immigrés, une enfant en échec scolaire ainsi que toutes les violences sournoises qui ont tissé l’incertitude de mon être.

Je reviens sur ces personnes, « tuteurs de résilience » qui, parfois sans le savoir, ont reconnu en moi une capacité à m’épanouir, à devenir meilleure, et m’ont apporté leur soutien.

Mais aussi sur mon naturel positif et optimiste qui m’a toujours permis d’aller plus loin et réussir ma vie.


Biographie

Marie Dumas Mérida, née en 1960, après une scolarité difficile et l’entrée dans la vie active, ne cesse de se former. Devenue Éducatrice Spécialisée en 1988, elle travaille dans le médico-social et la protection de l’Enfance. Elle est formatrice en gestion des conflits et mère de famille. Elle a utilisé l’écriture avec des groupes d’enfants comme outil de valorisation et d’expression de soi.


critique littéraire

« Higelin, dans une interview sur France Inter, le 12 octobre 2015, disait : « Si je dois garder un souvenir de l’enfance, c’est l’amour. L’amour de mes parents, l’amour de mes grands-parents… » Je n’ai aucun souvenir de ce genre de douceur. »

Après avoir lu le résumé de ce récit autobiographique, j’étais très curieuse de découvrir une histoire d’enfance autre que la mienne. J’appréhendais la dureté du livre, vu le sujet, mais il n’y avait pas de quoi. J’ai découvert une douce histoire d’enfance, certes accompagnée par quelques moments choquants, que Marie Dumas Mérida nous a livrés à l’approche de la mort de sa mère qui a réveillé les souvenirs du passé et le besoin de les coucher sur papier.

Marie Dumas Mérida est née le 10 octobre 1960. Comme vous l’aurez compris, elle ne se souvient pas de son enfance comme d’une enfance heureuse et met en évidence le caractère de sa mère, qui a toujours été dur à supporter. D’aussi loin que Marie s’en souvienne, sa mère a toujours fait la différence entre elle et son frère: elle était l’enfant « problème », son frère était l’enfant parfait. Aussi bizarre que cela puisse paraître, Marie n’a pas eu de prénom officiel jusqu’à ses 11 ans. Sa mère l’avait faite appeler « Marilou » par tout le monde. C’est plus tard que Marilou choisira de s’appeler Marie. Avec un père travailleur toujours absent pour subvenir aux besoins de la famille, Marie grandira sans stabilité et sécurité, passant par de multiples déménagements, et devant faire face aux multiples menaces de sa mère de partir. Cette mère dont Marie assumait les tâches ménagères et supportait tant que possible son besoin d’attention et sa jalousie si on consacrait notre attention à quelqu’un d’autre qu’à elle-même.

« La maltraitance, ce n’est pas «que» des coups ou des violences physiques, c’est aussi le regard des autres, l’humiliation répétée, la honte que l’on vous oblige à porter quand on est enfant, la culpabilité; ce qui vous donne envie de mourir à 8 ans… et vous poursuit toute une vie. »

Cette enfance, Marie la vécut timide et isolée, vivant de nombreuses humiliations, que ce soit à la maison ou à l’école. Elle aura tout de même reçu de l’amour de ses voisines ou de la soeur de sa mère, mais jamais de cette dernière qui avait une attitude totalement différente en privé et devant les amis. En privé elle était colérique et jalouse, devant les autres elle prenait un air jovial et aimant. Malgré cela, Marie a toujours tout fait pour plaire à sa mère qui, au fond, devait beaucoup l’aimer. Derrière sa carapace se cachait la peur qu’il arrive quelque chose à sa fille…

Ce récit fut très touchant à lire grâce à la sincérité de l’auteure, qui utilise une plume fluide et soutenue accessible à tous d’où s’échappent, ça et là, quelques phrases fortes et poignantes. J’ai beaucoup apprécié ma lecture même si j’aurais voulu avoir plus d’exemples pour comprendre en profondeur le caractère de la mère de Marie Dumas Mérida, et je la termine totalement admirative face à la personnalité de l’auteure, qui a toujours su aller de l’avant malgré ses blessures d’enfance, sachant faire la part des choses et voir toujours le positif pour abandonner la peau de La Petite Bourrique espagnole et devenir celle qu’elle est aujourd’hui. C’est une belle leçon de vie.

« Je perdais peu à peu toute confiance en ma mère, mais sans savoir pourquoi. J’étais partagée entre le besoin de lui plaire, et le sentiment, qui s’immisçait en moi, que je ne pouvais survivre qu’en m’éloignant d’elle. »

 


Remerciements

J’adresse mes plus chaleureux remerciements à Marie Dumas Mérida pour l’envoi de son roman.


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Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette critique.

À bientôt!

Le Blog Littéraire

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