La tresse par Laetitia Colombani

Laetitia Colombani, Grasset
La tresse par Laetitia Colombani, 224p., Grasset, 18,00€ papier / 12,99€ numérique

 


DINING IN TOKYO

Trois femmes, trois vies, trois continents. Une même soif de liberté.

Inde. Smita est une Intouchable. Elle rêve de voir sa fille échapper à sa condition misérable et entrer à l’école.

Sicile. Giulia travaille dans l’atelier de son père. Lorsqu’il est victime d’un accident, elle découvre que l’entreprise familiale est ruinée.

Canada. Sarah, avocate réputée, va être promue à la tête de son cabinet quand elle apprend qu’elle est gravement malade.

Liées sans le savoir par ce qu’elles ont de plus intime et de plus singulier, Smita, Giulia et Sarah refusent le sort qui leur est destiné et décident de se battre. Vibrantes d’humanité, leurs histoires tissent une tresse d’espoir et de solidarité.


Biographie

Laetitia Colombani est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a écrit et réalisé deux longs métrages, À la folie… pas du tout et Mes stars et moi. Elle écrit aussi pour le théâtre. La tresse est son premier roman.


critique littéraire

« Mais les miracles, dans cette vie, n’existent pas. Giulia le sait. Ils arrivent dans la Bible, ou dans ces histoires qu’elle lisait enfant. Elle a cessé de croire aux contes de fées. L’accident de son père l’a projeté de plein fouet dans l’âge adulte. Elle n’y était pas préparée. Il était si doux de se prélasser dans la fin de l’adolescence, comme dans un bain chaud qu’on ne veut pas quitter. Il est venu, le temps de la maturité, il est bien cruel. Le rêve est terminé. »

Dans La tresse, nous faisons la connaissance de 3 femmes: Smita, Giulia et Sarah, qui nous feront voyager de l’Inde au Canada, en passant par la Sicile:

Smita (Inde) : Smita vit en Inde avec sa fille Lalita et son mari Nagarajan. Le travail de Smita, qui se transmet de génération en génération, consiste à vider tous les jours les toilettes sèches des familles plus fortunées, à raison de 20 maisons par jour. Son mari, lui, est chasseur de rats comme l’a été son père. Tous deux ne gagnent pas de salaire. Smita est payée en nourriture ou en vieux vêtements lancés à même le sol, son mari en rats qu’il rapporte à la maison pour leur repas du soir. Mais Smita ne veut pas que leur fille subisse le même destin et parle à son mari de son envie de quitter cette ville où on ne donne pas cher de leur peau s’ils osent arrêter leur travail et où leur fille ne pourra jamais aller à l’école. Nagarajan s’y oppose car il ne veut pas risquer leurs vies en fuyant. Smita va alors prendre la décision la plus courageuse de sa vie…

Giulia (Sicile) : Giulia vit en Sicile et travaille pour l’atelier d’extensions de cheveux de son père. Étant un rat de bibliothèque, elle mène une vie tranquille, évitant les sorties et privilégiant la rassurante compagnie et l’odeur des livres. Jusqu’au jour où un coup de téléphone passé à la Nonna leur apprend que son père a eu un accident avec sa Vespa. Se retrouvant sur un lit d’hôpital où ses jours sont comptés, il cède son atelier à Giulia, qui découvre, triste et stupéfaite, qu’ils sont ruinés. Pour sa mère, le meilleur moyen de sortir la famille du pétrin serait, pour Giulia, d’épouser le riche Gino Battagliola, dont les parents, amis de la famille, pourraient accepter de racheter l’hypothèque de leur maison. Ainsi Giulia mettrait ses soeurs et sa mère à l’abri. Mais que faire? Ces derniers temps, Giulia s’était complètement éprise du beau Kamal…

Sarah (Canada) : Sarah vit au Canada avec ses trois enfants et est avocate dans un très prestigieux cabinet. Elle a pu atteindre son titre d’associée en equity du cabinet Johnson & Lockwood grâce à beaucoup d’heures supplémentaires et de week-ends passés à travailler. Très ambitieuse, elle se refuse de parler des ses enfants au travail pour ne pas rappeler à ses collègues qu’elle en a afin de ne pas risquer de perdre son grade et redevenir simple employée. Sarah a l’habitude de tout contrôler et elle le fait bien, jusqu’à ce rendez-vous médical, où elle a du se résoudre à voir le cancer pointer le bout de son nez…

De Smita, en passant par Giulia, à Sarah, la tresse de départ aura sauvé chacune de leur vies, chacune à leur manière.

J’ai terminé ce roman avec un avis fort mitigé. J’ai apprécié le lire mais je sais que je l’oublierai bientôt. Ma lecture a été semblable à des montagnes russes: tantôt ennuyante, tantôt captivante. Car même si la plume est simple et fluide et que l’on suit ces femmes comme on suivrait un feuilleton, tournant rapidement les pages, je n’ai pas accroché à cette écriture que j’ai trouvée très poétique et manquant de spontanéité. Abstraction faite de cela, La tresse est toutefois un livre touchant – qui nous rappelle à quel point le monde est petit et nous sommes tous liés – porteur de force, de courage et de sagesse. À emporter en vacances ou à lire lors d’un moment de détente ou d’envie d’évasion.

« Cette histoire s’achève là, se dit-elle, un peu par accident, comme elle a commencé. »


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Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette critique.

À bientôt!

Le Blog Littéraire

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