Allons Odile, sèche tes larmes de crocodile! par Lauren Fischer

5 Sens Éditions, Lauren Fischer
Allons Odile, sèche tes larmes de crocodile! par Lauren Fisher, 384p., 5 Sens Éditions, 18,00€

DINING IN TOKYO

Dans la vie, rien n’arrive par hasard. Quand, suite au décès de sa mère, Érine découvre qu’elle hérite de parts dans une société, dont elle n’a jamais entendu parler, elle en est définitivement convaincue. D’ailleurs, sa curiosité la pousse à prendre l’avion pour Vancouver afin d’y rencontrer les autres associés et de leur revendre ses actions dont elle n’a que faire.

Sur place, elle retrouve Odile, amie d’enfance de sa mère et coassociée dans la société. Tout d’abord mal accueillie par cette dernière, Érine est très vite convaincue qu’un lourd secret plane entre elles depuis des années.

Bien décidée à découvrir la raison du comportement d’Odile, Érine va être confrontée à certains évènements qui vont bouleverser sa vie.

Tomber éperdument amoureuse, recevoir des lettres anonymes, participer à des parties de poker clandestines et démanteler un trafic de drogue, ne figuraient pas sur la « to-dolist » d’Érine quand elle a posé le pied sur le sol canadien.

Pourquoi n’a-t-elle pas écouté sa raison au lieu de son cœur ? Qu’est-ce qui pousse Érine à vouloir revenir à Vancouver ? Pourquoi Odile veut-elle absolument que cette dernière rentre rapidement chez elle ? Qu’est-ce qu’Odile a de si terrible à cacher ?

Il ne faut jamais oublier que c’est parfois dans les moments les plus sombres que la vie vous sourit le plus…


Biographie

Lauren Fischer, de son vrai nom Laure Gfeller Houisse, est née à Genève en 1973. Elle travaille, depuis quelques années, comme secrétaire dans une étude d’avocats de la place genevoise. C’est après avoir perdu les trois membres les plus importants de sa famille en l’espace de 5 ans, qu’elle décide de se lancer dans l’écriture de son premier roman en juin 2015.


critique littéraire

Oh, bien sûr, ça n’a pas été simple tous les jours, surtout après quelque temps, j’avais l’impression que j’ennuyais les gens si j’en parlais. Comme si, au bout de quelques mois, plus personne ne veut entendre ta douleur.

J’ai beaucoup aimé lire ce roman rempli de rebondissements, basé sur la perte de 3 êtres les plus chers à l’auteure en l’espace de 5 ans. En partant de là, Lauren Fischer met en place une jolie autofiction très addictive où elle prévient d’emblée que tout est inventé, mis à part les 3 deuils successivement vécus. Dans cette histoire, nous allons retrouver Érine qui va apprendre par un notaire, après le décès de sa maman, que celle-ci lui a légué 500.000.00 dollars canadiens de parts dans la société CSG Canadian Star Gloves dont Érine ignorait totalement l’existence. En apprenant cette nouvelle, Érine s’envole pour le Canada, où elle fera la connaissance des quatre autres associés de cette société: Odile, Eva, Jibé et Jordan.

C’est la première fois qu’Érine les rencontre, mis à part Odile, dont sa maman lui a très souvent parlé et évoqué leur enfance passée ensemble. Ce qui est étrange, c’est que malgré cette proximité naturelle qui existe entre elles, et malgré le fait que sans savoir pourquoi, Érine avait hâte de revoir Odile, cette dernière se montre froide et distante à son égard. Par contre Jibé, Jordan et Eva l’accueillent à bras ouverts. Le but d’Érine était de revendre ses parts aux associés, seulement une fois sur place, elle décide de s’installer pour un an au Canada et effectuer un stage au sein de cette société. Elle peut en effet compter sur le fait qu’elle maîtrise l’allemand, et que Jibé et Jordan auraient justement besoin d’un traducteur!

Ensuite, secrets, révélations, adultère, trahisons, complots, chantages et bien d’autres seront au rendez-vous. Avec une mère qui n’est pas qui elle est censée être, un amoureux sous une fausse identité, un secret de famille bien gardé et un trafiquant de drogues à arrêter, Érine n’est pas au bout de ses peines et nous embarque avec elle dans ce tournis d’événements tous les plus étonnants et les uns que les autres. On s’attache très fort aux personnages, à leur caractère tantôt maladroit, à leur force et leur humour. Quel plaisir de les retrouver pour tourner encore quelques pages après les avoir quittées entre deux lectures!

J’ai trouvé très touchant qu’au lieu de s’enfermer dans son deuil, l’auteure puisse écrire un livre aussi amusant et aussi attractif qui m’aura également fait rire. Malgré le nombre de pages, Allons Odile, sèche tes larmes de crocodile! se lit très rapidement, car l’histoire est continuellement en mouvement. Le seul petit bémol, pour ma part, est l’absence de chute, de surprise finale. Mais cela n’a rien enlevé à l’amusement que m’a apporté cette lecture, qui est beaucoup plus vivante et joyeuse que la couverture ne pourrait le laisser penser. C’est un roman a dévorer pour relativiser, se changer les idées, se laisser aller et se divertir!

Perdre sa mère, c’est perdre une partie de soi, de son histoire et de son identité. C’est un chagrin qu’on pleure seule, parce qu’elle n’est plus là pour nous consoler.


Remerciements

J’adresse mes plus chaleureux remerciements à Laure Gfeller Houisse pour l’envoi de son roman!


Commander livre

Commander Allons Odile, sèche tes larmes de crocodile chez 5 Sens Éditions
Commander Allons Odile, sèche tes larmes de crocodile chez Club

Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette critique.

À bientôt!

Le Blog Littéraire

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