Citations « Nature humaine et nature divine » de Omraam Mikhaël Aïvanhov

Omraam Mikhaël Aïvanhov, Éditions Prosveta

 

Et le soleil… Il est là, dans le ciel, avec des contours, une forme, une dimension déterminée… Pourtant, comment se fait-il qu’à cette distance-là il arrive à nous toucher? Il est là-haut,très loin, et pourtant il nous touche. C’est donc qu’il parvient à se dilater au point d’arriver jusqu’à nous. Eh bien, si le soleil est capable de faire cela, nous aussi nous en sommes capables: oui, en envoyant à travers l’espace des rayons que sont nos pensées. Lorsque vous envoyez votre pensée vers quelqu’un, même s’il est à des milliers de kilomètres, vous pouvez le toucher.

 

Oui, les hommes sont des dieux, et si, malheureusement, ils ressemblent souvent à des animaux qui se dévorent et s’entre-tuent, c’est parce que la conscience qu’ils ont d’eux-mêmes se situe trop bas, dans la personnalité, dans une région où l’on se voit limité, coupé des autres.

 

Celui qui descend trop bas dans la matière est à la merci des autres qui disposent de lui. Et c’est ce qui arrive avec la plupart des humains: d’autres disposent d’eux, les placent ici, les poussent là, les enlèvent, les renvoient, les emprisonnent ou les tuent. C’est pourquoi, voici ma conclusion: pour devenir capable de surmonter toutes les circonstances, de ne vous laisser abattre par rien, aucun malheur, aucune tragédie, pour être capable de planer au-dessus des événements, vous devez monter, monter sans cesse, et surtout ne pas vous matérialiser. À ce moment-là, les troubles, les bouleversements, les pertes, rien ne vous touche, vous êtes au-dessus, très loin, très haut.

 

Quand le soleil se lève le matin, vous voyez la manifestation la plus sublime de l’individualité, de l’Esprit, de la Divinité: ce jaillissement, cette générosité, ce don de soi… Seulement, vous regardez, vous regardez, et comme personne ne vous a jamais expliqué ce qui se passe ni comment l’interpréter, même si vous regardez toute votre vie le soleil se lever, vous continuerez à suivre la loi de la terre, de la personnalité: vous continuerez à prendre. Mais quand vous comprendrez ce qu’est un lever de soleil, vous sentirez la puissance, la grandeur, l’immensité de cet acte de donner, vous travaillerez à tout changer en vous-même, et vous vous réjouirez d’y réussir chaque jour de plus en plus jusqu’à finir par ressembler au soleil.

 

Pour se déployer et voyager dans l’espace, l’homme doit donc couper certaines attaches, et pour couper ces attaches, il doit s’exercer à donner. Voilà, c’est cela l’éloignement: le dépouillement, le sacrifice, le renoncement, la générosité. En donnant, vous vous éloignez de la terre jusqu’au jour où vous êtes attiré, absorbé par le soleil.

 

Souvent les gens pensent que lorsqu’ils sont dans un état négatif, c’est que leur personnalité a empiré, tandis que lorsqu’ils traversent une bonne période, c’est leur personnalité qui s’est améliorée. Ils se trompent: ce n’est pas la nature supérieure qui a eu de meilleures conditions pour se manifester. Puis, de nouveau, la personnalité reprend la prépondérance, elle embrouille tout et les fait retomber dans un état déplorable. Et ainsi de suite… Il faut bien comprendre que ce n’est pas le même « moi » qui est sujet à des variations et qui devient pire ou meilleur. Non, ce n’est pas le moi qui change, il s’agit de deux natures absolument différentes qui font alternativement irruption à travers ce que l’on appelle le moi.

 

Quand un yogi arrive à tout apaiser en lui, et même à arrêter sa pensée – parce que dans son mouvement la pensée, elle aussi, fait du bruit – alors il entend cette voix du silence qui est la voix de sa nature divine.

 

Malheureusement les gens n’ont pas l’habitude de s’observer: ils mangent, ils boivent, ils s’amusent, et parce que leur corps physique est content et satisfait, ils s’imaginent que c’est eux-mêmes qui sont satisfaits. Ils ne s’aperçoivent pas que, dans leur âme et leur esprit, c’est le vide. S’ils ne s’identifiaient pas à leur personnalité, ils auraient compris que, même si leur corps physique est là, repu, en train de dormir et de ronfler, eux-mêmes sont toujours affamés, parce que leur âme, leur esprit, leur individualité n’a rien reçu.

 

Avec tous ces éclaircissements, vous devez désormais pouvoir vous situer exactement. Si vous n’appliquez pas les règles et les prescriptions divines, si vous pensez à satisfaire exclusivement votre nature inférieure, il ne faut pas vous leurrer: même si la foule vous applaudit parce que vous remportez des succès dans tel ou tel domaine, vous êtes encore misérable. Laissez la foule, elle est aveugle, elle ne connaît pas la vraie valeur des choses, ne vous fiez pas à elle. Qu’elle vous porte en triomphe ou vous jette des tomates, ce ne doit jamais être un critère, c’est vous-même qui devez posséder vos propres critères, des critères absolus.

 

N’est-ce pas merveilleux de savoir que tout ce que vous souhaitez, vous l’aurez un jour? Alors, imaginez que vous êtes parfait, que vous possédez toutes les vertus, et c’est ainsi que vous accélérerez votre perfectionnement. Tant qu’il n’a de lui que l’image de ce qu’il est pour le moment, l’homme est retenu dans les degrés inférieurs de l’évolution, car cette image médiocre, prosaïque de lui-même, agit sur lui et il ne peut pas avancer. Tandis que s’il forme de lui une image sublime sur laquelle il prend l’habitude de se concentrer, cette image agira aussi sur lui en provoquant d’autres vibrations, d’autres élans, car il a envie d’atteindre cette image, et c’est ainsi qu’il fait des progrès; sinon il stagnera et ne connaîtra jamais sa propre réalité.

 

Combien de gens désirent qu’on les aime et font tout ce qui est possible pour y arriver! Mais malheureusement ils ne font tout ce qui est possible qu’extérieurement, ils n’ont jamais pensé que pour être aimé il faut changer ses vibrations, les rendre plus douces, plus paisibles, plus harmonieuses, et cela n’est possible que parce qu’on a créé en soi-même une image divine.

 

La plupart des humains ont pris l’habitude de ne voir que le mauvais côté des gens et des choses. Celui qui découvre le plus de lacunes chez les autres passe pour l’homme le plus intelligent. Eh bien, moi je vous dirai qu’au contraire l’homme le plus intelligent est celui qui s’efforce de découvrir le bon côté chez les autres. Bien sûr, beaucoup diront qu’avec cette attitude on risque de tomber dans les pièges et de le payer très cher, car le fond de la nature humaine est mauvais, c’est ce que la religion elle-même enseigne, pourquoi se leurrer? Non, je vous répondrai que vous n’avez pas fait de bonnes études; l’homme, c’est vrai, possède une nature inférieure que l’on ne voit que trop souvent se manifester. Mais il possède aussi une nature supérieure dont on voit bien sûr plus rarement les manifestations, mais elle existe et elle est donc toujours susceptible d’apparaître et de s’exprimer si on lui en donne les conditions.

 

Un sage sait que les hommes et les femmes sont fils et filles de Dieu, s’arrête sur cette pensée et aborde tous les êtres avec cette pensée. C’est un travail créateur qu’il fait sur eux, car il les transforme, et lui-même se sent heureux. Croyez-moi, c’est la meilleure façon d’agir avec les autres: chercher à découvrir leurs qualités, leurs vertus, leurs richesses et se concentrer sur elles. Car quelquefois ces aspects sont tellement camouflés que la personne elle-même ne les soupçonne même pas. Il faut s’habituer à jeter un regard dans les profondeurs des êtres au lieu de s’arrêter sur leurs manifestations superficielles, visibles, qui peuvent nous tromper énormément.

 

Oui, pourquoi ne pas avoir de sentiments sacrés pour tout ce qui est divin, immortel, éternel en l’homme? De cette façon vous faites un bon travail sur vous-même, et en même temps vous aidez les autres. Tandis qu’en vous occupant trop de leurs défauts, vous vous faites du mal parce que vous vous nourrissez de saletés et vous empêchez aussi les autres d’évoluer. Alors, quelle ignorance! On croit qu’on va aider les autres à se corriger en soulignant leurs défauts, mais en réalité c’est tout le contraire qui se produit.


Nature humaine et nature divine


Omraam Mikhaël Aïvanhov, Éditions Prosveta


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