Dans la forêt par Jean Hegland

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Dans la forêt par Jean Hegland, 380p., Éditions Gallmeister, 9,90€

 

 

 

Nell et Eva, dix-sept et dix-huit ans, vivent depuis toujours dans leur maison familiale, au cœur de la forêt. Quand la civilisation s’effondre et que leurs parents disparaissent, elles demeurent seules, bien décidées à survivre. Il leur reste, toujours présentes, leurs passions de la danse et de la lecture, mais face à l’inconnu il va falloir apprendre à grandir autrement, à se battre et à faire confiance à la forêt qui les entoure, remplie d’inépuisables richesses.

 

Véritable choc littéraire aux États-Unis, best-seller mondial, un roman d’apprentissage sensuel et puissant.

 

 

Jean Hegland est née en 1956 dans l’État de Washington. Après avoir accumulé les petits boulots, elle devient professeur en Californie. À vingt-cinq ans, elle se plonge dans l’écriture, influencée par ses auteurs favoris, William Shakespeare, Alice Munro et Marilynne Robinson. Son premier roman Dans la forêt paraît en 1996 et rencontre un succès éblouissant. Elle vit aujourd’hui au cœur des forêts de Californie du Nord et partage son temps entre l’apiculture et l’écriture.

 

 

« Quelque part, dans un livre que j’ai rendu il y a longtemps à la bibliothèque désormais fermée, j’ai lu que les paysans en Chine qui cultivent du thé n’ont pas les moyens d’en boire. Du coup, ils boivent de l’eau chaude qu’ils appellent thé blanc. Demain notre thé aussi sera blanc. »

 

J’ai aperçu du coin de l’oeil la magnifique couverture de Dans la forêt et en ai brièvement lu le résumé car c’était déjà une évidence : je tenais entre les mains ma future lecture.

 

On y découvre deux soeurs, Nell et Eva, qui vivent dans une maison dans la forêt avec leurs parents aux États-Unis. Il n’y a plus d’électricité, plus d’essence, les magasins sont fermés. L’atmosphère est sombre et lourde. Après la mort de leurs parents, la maman emportée par la maladie et le papa dans un accident, Eva et Nell se retrouvent à devoir se débrouiller toutes seules pour assurer leur survie. Trouver de quoi se nourrir, se chauffer, tenter de se divertir au fin fond de la forêt.

 

C’est un livre que j’ai énormément apprécié pour l’originalité du sujet et une plume très différente de tout ce que j’ai eu l’occasion de lire. Une plume qui déborde de réalisme, suit un rythme particulièrement lent en nous faisant vibrer au contact de la nature. J’ai été complètement subjuguée par le contenu jusqu’à plus ou moins la moitié du roman. À partir de là, quelques épisodes troublants ont malheureusement  atténué mon plaisir, jusqu’à quelques fois me faire ressentir du dégoût. J’ai peut-être un trop petit coeur et une vision des choses trop juste, trop saine. Il n’y a pas eu beaucoup d’événements de ce genre, mais l’écriture est si réaliste que ça a suffi pour beaucoup me marquer.

 

Vous l’aurez compris, je termine ma lecture très partagée. J’ai adoré le contexte et l’art de l’auteure de rendre son texte si vivant et envoûtant. Le fait que l’on découvre peu à peu ce qui se passe imprègne le tout d’un délicieux suspense qui nous retient de lâcher le livre pour aller vaguer à d’autres occupations. Néanmoins, j’ai trouvé que les événements ont quelquefois déraillé et que les personnages nous ont été et nous resteront bien distants. Mais je ne pourrais nier que c’est une lecture qui m’aura beaucoup marquée, dont je me souviendrai et qui n’est pas innocente. Car si nous ne changeons pas de mode de vie et ne prenons pas soin de l’environnement très rapidement, ce livre pourrait devenir plus qu’une simple fiction…

 

Eva est en train de mourir, et l’encyclopédie parle d’instinct. Même maintenant il faut qu’elle fasse de longs discours, posés, pédants, distants, réduisant le monde à des faits – mais sans livrer les connaissances dont j’ai besoin pour sauver la vie de ma soeur. Qu’est-ce que l’encyclopédie sait de l’instinct?
L’instinct est plus vieux que le papier, plus naturel que les mots. L’instinct est plus sage que n’importe quel article sur les trois étapes de l’accouchement, que n’importe quel article sur les interventions obstétricales. Mais d’où vient l’instinct? Et où est-ce que je peux le trouver en ce moment, après avoir vécu sans lui pendant si longtemps?

 

 

 

 

 

Je vous remercie d’avoir choisi de lire cette chronique. À bientôt!
Capture

 

 

 

 


6 réflexions sur “Dans la forêt par Jean Hegland

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